Le printemps, il a passé.
Comme l'été, terminé.
Les oiseaux ne chantent plus.
Les animaux sont reclus,
Comme notre amour passé.
Et les feuilles sont tombées.
Les arbres vont s'endormir.
Cet hiver sera bien pire,
Que tous ceux déjà passés.
Attendre sans fin l'été.
Déjà, mais il faut survivre.
Sans toi, je ne peux pas vivre.
La langueur interminable,
De ton visage admirable.
Bientôt je vais me mourir,
Mais j'ai encore ce poème à te faire lire.
Mathieu Lefard, 2007.